Senpereko Labanak
Coutellerie d'art·Vincent Laborie· ✦ ✦ ARTISAN d'Art

Forgées dans le feu, trempées par les tempêtes.

Chaque couteau pliant naît à l'établi, d'un seul artisan, d'un seul geste répété jusqu'à la justesse. Voici le panorama de l'atelier.

Pièces uniques & séries limitées — façonnées au port d'attache

Pièces réalisées sur commande et personnalisables. Paiement par carte bancaire sécurisé via Stripe — la lame voyage dès le règlement confirmé.

À propos

— L'histoire de l'atelier —

Tout a commencé par une lame émoussée et l'envie têtue de la rendre meilleure. Je m'appelle Vincent Laborie, et j'ai grandi au Pays Basque, là où la mer et la montagne apprennent vite à respecter les outils qui ne trahissent pas.

Avant d'allumer ma première forge, j'ai longtemps regardé les mains des anciens : celles qui savaient affûter sans réfléchir, ranger un couteau comme on range une parole donnée. C'est de là qu'est né Senpereko Labanak — « les couteaux de Senpere » — un atelier où l'on prend le temps que les choses méritent.

« Un bon couteau ne se montre pas. Il se transmet. »

Je travaille seul, à l'établi, de l'épure jusqu'au dernier passage sur la pierre. Aciers carbone, damas patiemment forgé, manches en bois d'olivier, en corne ou en bocote : rien n'est laissé au hasard, et rien ne quitte l'atelier sans avoir été éprouvé. Mes couteaux portent des noms de vents, de marées et de corsaires — parce qu'un outil bien né doit pouvoir prendre le large.

Si vous tenez l'un de mes couteaux, vous tenez aussi un peu de cette obstination tranquille : faire bien, faire durable, faire à la main.

— Vincent Laborie, forgeron-coutelier

(Texte de présentation à personnaliser librement avec votre véritable parcours.)

Artisanat

— Naissance d'un couteau pliant —

Un couteau pliant, c'est une mécanique de précision déguisée en objet simple. Voici les étapes qui mènent du bloc d'acier à la lame qui se referme d'un claquement net.

I

L'épure— le dessin

Tout part du trait : profil de la lame, courbe du manche, place des axes. On dessine grandeur nature, on découpe un gabarit, on ajuste l'équilibre dans la main avant même qu'il n'y ait d'acier.

II

L'acier & la forge— le feu

Acier carbone ou damas. On porte le métal au rouge cerise, on l'étire, on le plie, on le ressoude — jusqu'à obtenir un grain dense et homogène. C'est ici que la lame gagne son caractère.

III

La découpe & la mise en forme— le profil

Report du gabarit, sciage, limage. La lame prend sa silhouette définitive ; on perce le trou d'axe avec une précision au dixième, car de lui dépend tout le mécanisme.

IV

La trempe & le revenu— le cœur

Chauffe à température exacte, refroidissement brutal : l'acier devient dur. Puis on le « revient » à basse chaleur pour lui rendre sa souplesse. Trop dur il casse, trop doux il ne coupe pas — tout est dans cet équilibre.

V

L'émouture & le poli— le fil

On creuse la pente qui mènera au tranchant, à la meule puis à la main. Le polissage, du grain le plus grossier au plus fin, fait naître ce miroir où la lumière glisse comme sur l'eau.

VI

Le ressort & le mécanisme— l'âme cachée

Le ressort dorsal (back-spring) tient la lame ouverte et la rappelle fermée. Ajusté au millième, c'est lui qui donne ce « clac » franc — la signature d'un pliant bien né.

VII

Le manche— la matière vivante

Bois d'olivier, corne de bélier, bocote ou ébène : la matière est sélectionnée, sciée, ajustée aux platines, puis poncée jusqu'à épouser la paume. Chaque manche est unique, comme le bois dont il vient.

VIII

L'assemblage & l'affûtage— la dernière main

Rivetage des axes, montage, réglage du jeu, puis l'affûtage final sur pierre à eau. Le couteau s'ouvre, se referme, coupe — et seulement alors il porte le nom de l'atelier.